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Un “speed dating” pour célébrer la journée internationale des femmes

Un “speed dating” pour célébrer la journée internationale des femmes

Par Valentin Chesneau-Daumas

A l’occasion de la journée internationale des femmes, l’Université Française en Arménie a invité huit femmes occupant des postes haut placés à discuter avec des étudiantes. Un “job dating” pour répondre à toutes les questions de celles qui seront après leur diplôme amenées à diriger les entreprises arméniennes.

Ouvrir la voie à de grandes carrières

“L’Arménie n’est pas différente des autres pays du monde, la violence envers les femmes y est malheureusement très présente, à la maison comme au travail, mais l’idée aujourd’hui était de présenter les choses d’une manière beaucoup plus positive.” C’est ainsi que Salwa Nacouzi, rectrice, décrit l'initiative de l’UFAR pour le 8 mars, où 8 professionnelles ont pu échanger pendant plusieurs heures en petits groupes avec de nombreuses étudiantes dans le but de répondre à toutes leurs interrogations sur l’avenir. “Le vrai sujet ce n’est pas de faire des études puis d’avoir un emploi, c’est de construire une carrière. Avec ces invitées, on a voulu montrer à nos étudiantes que c’est non seulement possible, mais qu’il est très important de s’investir dans une carrière”.

Une scolarité professionnalisante

L’UFAR, c’est plus de 300 diplômés en 2025, dont 80% sont des femmes. C’est aussi près de 93% d’étudiants insérés dans le monde professionnel l’année qui suit la fin de leurs études. “C’est l’une des universités arméniennes les plus féminisées, et c’est une fierté” a rappelé Monsieur Olivier Decottignies, ambassadeur de France en Arménie, en ouverture de l'événement. L’université se veut très professionnalisante, en proposant  des partenariats divers et variés avec de grandes entreprises, et la plupart des enseignants sont avant tout des professionnels et non pas des chercheurs. Tous les ans, un forum est mis en place avec près de 70 entreprises qui viennent recruter directement sur les bancs de l’université. Ce sont d’ailleurs tous ces arguments qui ont poussé Lilit Khandjyan à faire ses études au sein de l’institution française, il y a 20 ans de cela. Désormais bien implantée dans le milieu de la tech, elle est très heureuse de pouvoir partager son expérience avec la jeune génération: “c’est aussi un moyen pour moi de comprendre leurs attentes, leurs manières de penser leur vie professionnelle”.

Casser la barrière psychologique

“Les femmes n’osent pas postuler à des postes haut placés, elles se sentent toujours en dessous. Chez les hommes c’est le contraire, ils n’ont aucun problème à postuler dès qu’ils se sentent légitimes.” Pour la rectrice, organiser ce genre de rencontres est crucial pour redonner confiance aux femmes en leur capacité à accéder à la direction des entreprises. Une grande partie des fonctions de cadres moyens en Arménie sont occupées par des femmes. C’est dans les plus hautes sphères de direction qu’elles sont encore en minorité. “La barrière est entièrement psychologique et intériorisée et il faut leur faire comprendre ce qu’elles valent vraiment et non ce qu’elles pensent valoir.” 

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