Par Lia Avagyan
Veronika Zonabend, épouse du philanthrope et ancien ministre d'État du Haut-Karabakh Ruben Vardanyan, emprisonné en Azerbaïdjan, a appelé les responsables internationaux et gouvernementaux à soutenir l'organisation d'une délégation humanitaire chargée de rendre visite aux Arméniens détenus en Azerbaïdjan.
Au moins 19 détenus arméniens, parmi lesquels Ruben Vardanyan et plusieurs anciens dirigeants du Haut-Karabakh, restent incarcérés en Azerbaïdjan depuis la prise de contrôle militaire de la région par Bakou en septembre 2023. L'Arménie réclame régulièrement leur libération, tandis que plusieurs organisations internationales de défense des droits humains ont exprimé leurs inquiétudes concernant leurs conditions de détention et les procédures judiciaires engagées contre eux.
Dans un communiqué, Veronika Zonabend indique avoir adressé des lettres ouvertes à plusieurs hauts responsables internationaux et gouvernementaux dans le cadre des préparatifs d'une délégation humanitaire internationale composée de femmes, qui se rendrait à Bakou.
«L'objectif de cette initiative demeure exclusivement humanitaire: rencontrer la Commissaire aux droits de l'homme de la République d'Azerbaïdjan, rendre visite aux citoyens arméniens détenus en Azerbaïdjan et leur remettre des lettres, des photographies ainsi que des effets personnels autorisés de la part de leurs familles», a-t-elle déclaré.
Selon elle, cette initiative est menée par les voies diplomatiques officielles afin de garantir la transparence du processus ainsi que la sécurité de l'ensemble des participants.
«Il est essentiel que les participants et leurs familles sachent que cette initiative est préparée dans un cadre officiel et avec les garanties nécessaires, afin que cette visite ne fasse courir aucun risque à la vie ou à la sécurité de quiconque», a-t-elle ajouté.
Veronika Zonabend précise avoir écrit à la Commissaire aux droits de l'homme d'Azerbaïdjan, Sabina Aliyeva, à la présidente du Comité international de la Croix-Rouge, Mirjana Spoljaric Egger, au Premier ministre arménien Nikol Pachinian ainsi qu'à la haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, afin de solliciter leur soutien pour organiser ou faciliter cette visite.
Selon elle, pour les personnes détenues depuis une longue période, une telle mission permettrait de maintenir un lien avec leurs proches tout en attirant davantage l'attention sur leur situation.
«Il s'agit d'un droit humain fondamental : savoir ce qu'il advient de ceux que nous aimons, pouvoir leur transmettre des mots de soutien et leur faire savoir qu'ils n'ont pas été oubliés», a conclu Veronika Zonabend.












