La militante écologiste suédoise Greta Thunberg était à l’Université américaine d’Arménie la semaine dernière pour parler de la complaisance des dirigeants mondiaux face à ce qu’elle appelle les “crimes azerbaïdjanais”. Greta Thunberg a expliqué les raisons de son absence à la COP29, qui s’est tenue à Bakou. Elle a évoqué l’intersection entre la justice climatique (ou son manque) et les droits de l’homme en Azerbaïdjan. Pour elle, un pays qui a été accusé de crimes de guerre, de nettoyages ethniques et de blocus ne devrait pas accueillir un événement aussi important que la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.

“Nous devons cesser d’organiser des conférences sur le climat dans des pays comme l’Azerbaïdjan, un pays qui réprime sa propre population à un degré extrême”, a-t-elle souligné dans son discours de clôture.
Lors de son séjour en Arménie, Greta Thunberg a participé à une manifestation devant le bureau des Nations Unies à Erevan. Elle s’est entretenue avec des journalistes, ainsi qu’avec d’autres militants et des personnes qui ont refusé ou n’ont pas été autorisées à assister à la COP29. Les manifestants ont remis une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.


La manifestation a attiré une foule importante, ce qui a amené de nombreuses personnes à dire « Merci Greta », en lien avec sa décision de se tenir aux côtés de l’Arménie et des personnes déplacées de l’Artsakh par l’Azerbaïdjan. Elle a également lancé un message visant à demander des comptes à Bakou pour ses actions contre l’Arménie. Elle a aussi souligné le fait qu’il n’y a pas de place pour une conférence sur le climat dans un pays où les violations des droits de l’homme ont été commises à plusieurs reprises et sont toujours commises.
Par Emily Hanna
Traduction: Ani Paitjan
Civilnet











