Le Conseil des associations arméniennes et arménophiles de Suisse (CAAS) a exprimé sa profonde inquiétude suite aux déclarations faites par le Premier ministre arménien Nikol Pachinian à Zurich au sujet du génocide arménien.
Le 24 janvier, lors d'une réunion avec des représentants de la communauté arménienne de Suisse à Zurich, en réponse à une question sur le génocide, Nikol Pachinian a déclaré : « Nous devons revenir sur l’histoire du génocide arménien, comprendre ce qui s’est passé, pourquoi cela est arrivé, comment nous l’avons perçu et par l’intermédiaire de qui. Pourquoi le génocide arménien n’était-il pas à l’ordre du jour en 1939, et comment a-t-il émergé dans les années 1950 ? »
Pachinian avait laissé entendre que la question du génocide avait été mise à l’ordre du jour par les dirigeants soviétiques à des fins politiques.
Suite à ces déclaration, le CAAS a exprimé son indignation en déclarant dans son communiqué de presse que “ces déclarations, que nous considérons comme controversées, portent atteinte à la mémoire du génocide arménien et soulèvent des questions légitimes sur l’engagement du gouvernement arménien à comprendre, dans sa globalité, ce crime contre l’humanité et sa reconnaissance internationale.”
Le CAAS a souligné la dangerosité de remettre en question le génocide des Arméniens et l’utilisation du terme. Selon le Conseil, la reconnaissance du génocide des Arméniens dépassent tous les désaccords que peuvent avoir les Arméniens: “Nous rappelons que la reconnaissance internationale du génocide arménien repose sur des faits historiques indiscutables, confirmés par des centaines de chercheurs, des institutions académiques et par plusieurs États, dont la Suisse, qui a officiellement reconnu le génocide arménien en 2003 par l’intermédiaire de son Conseil national, mais surtout par la République d’Arménie elle-même. Ce combat pour la reconnaissance transcende les clivages politiques et incarne une quête universelle de justice.”
Le Conseil suisse a exhorté le gouvernement arménien à assumer les responsabilités qui lui incombent. Quant aux Arméniens de la diaspora, le CAAS les invite à rester unis et vigilants “ face à toute tentative de révisionnisme ou d’abandon des valeurs fondamentales qui animent notre cause commune.”
Lire le communiqué de presse ici.
Lire l’article de l’expert arméno-suisse Vicken Cheterian ici.
Par Ani Paitjan
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