Le ministère des Affaires étrangères de la République d'Arménie a exprimé sa profonde inquiétude face aux publications contenant des enregistrements vidéo et des photos des «procès» de 23 prisonniers de guerre et autres personnes détenues arméniens. Le ministère a également fait part de sa préoccupation concernant les informations rendues publiques par les avocats des personnes détenues, dont Ruben Vardanyan, qui est en grève de la faim. Il est question ici du procès fictif, des tortures endurées et de la détérioration apparente de la santé des prisonniers de guerre.
Le ministère des Affaires étrangères a informé que le département diplomatique continue d'attirer l'attention de la communauté internationale, en particulier des partenaires intéressés par la paix dans la région et mettant l'accent sur les valeurs humanitaires, sur la question de la libération des prisonniers de guerre
“Les prisonniers de guerre, les otages et les autres détenus arméniens sont détenus illégalement en Azerbaïdjan, au mépris flagrant de ses engagements et obligations internationales. Leur détention et leur persécution constituent une violation flagrante du droit international humanitaire et des droits humains fondamentaux. (...) Il est évident que les autorités azerbaïdjanaises utilisent ce spectacle judiciaire comme un outil de pression politique sur la République d'Arménie et de manipulation au sein de la société, compte tenu de la sensibilité de la question pour chaque membre de la famille et pour l'ensemble de la société. Il est particulièrement remarquable que ces processus se déroulent dans un contexte de propagande continue de haine ethnique contre les Arméniens dans les médias azerbaïdjanais”, indique le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères.
La déclaration souligne également que, avant tout, le règlement global de tout conflit implique la préparation des peuples à la paix, et que la prolongation supplémentaire et artificielle des problèmes humanitaires non résolus ne sert pas cet objectif et ne fait que réduire sa probabilité.
Le communiqué conclut que le gouvernement armenien poursuivra donc à soulever la question à différents niveaux et sous différentes formes, “dans l’espoir de trouver des solutions et des progrès positifs.”
Par Ani Paitjan
Civilnet











