“Toutes les routes d'Arménie sont ouvertes à l'Azerbaïdjan.” C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre Nikol Pachinian dans un communiqué sur le site de l’agence de presse d'Etat Armenpress. “ Depuis 2022, le gouvernement a mis en circulation un projet de décision pour ouvrir trois points de passage à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, permettant aux camions et véhicules de passagers azerbaïdjanais d'entrer sur le territoire arménien et de circuler vers le Nakhitchevan et la Turquie,” peut-on lire.
Selon le chef d’Etat armenien, l'Azerbaïdjan affirme que l'Arménie ne respecte pas ses obligations en ce qui concerne l’ouverture des routes régionales. Il s’agit de l’argument le plus souvent exploité par l'Azerbaïdjan pour souligner son manque d’enthousiasme quant à poursuivre sereinement les discussions autour d’un traité de paix.
“Depuis 2022, le gouvernement a mis en circulation un projet de décision pour ouvrir trois points de passage à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, permettant aux camions et véhicules de passagers azerbaïdjanais d'entrer sur le territoire arménien et de circuler vers le Nakhitchevan et la Turquie.”
Selon Pachinian, ces décisions n’ont pas été adoptées en raison du rejet de l'Azerbaïdjan mais pourraient l'être par le gouvernement armenien en une ou deux semaines.
Le Premier ministre a souligné qu’en termes d’infrastructures physique, les camions peuvent entrer sur le territoire de la République d'Arménie à travers le point de passage de Kornidzor, sur le tronçon de Latchine-Kornidzor, et circuler jusqu'à la frontière arméno-turque et entrer en Turquie par le point de passage de Margara: “il reste à prendre une décision juridique. Nous sommes prêts à prendre cette décision si l'Azerbaïdjan et la Turquie sont intéressés.”
Début de l'année 2025, le leader azerbaïdjanais Ilham Aliyev a semblé faire monter la tension en relançant de manière inattendue une demande de droits extraterritoriaux sur un corridor terrestre reliant l’Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan à travers le territoire arménien, aussi appelé par Aliev le “corridor du Zanguezour”. Les gardes-frontières russes «contrôleront » la circulation des personnes, des véhicules et des marchandises du chemin, sans aucune intervention de l'Arménie sur son propre territoire. A ce jour, l'Arménie a catégoriquement refusé ce scénario.
“Mais je tiens à souligner officiellement que l'Arménie n'a jamais pris d'engagement écrit ou oral, n'a jamais accepté, et n'a même pas sous-entendu qu'elle pourrait déléguer la sécurité sur son territoire, y compris pour les transports internationaux ou azerbaïdjanais de passagers ou de marchandises, à un autre pays. Cela n'a jamais eu lieu et cela n'existe tout simplement pas. Au contraire, l’Arménie s’est engagée à garantir la sécurité du passage, ce que nous sommes prêts à faire,” a réitéré Pachinian.
Par Ani Paitjan
Civilnet











