L’Arménie ne renoncera jamais à acheter du blé à la Russie, mais elle ne s’interdira pas non plus d’examiner d’autres offres sur le marché. C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre Nikol Pachinian lors de la séance de questions-réponses entre le gouvernement et le Parlement.
« Je vous garantis que si quelqu’un vient nous dire : “Nous avons du blé, voulez-vous en acheter ?”, nous n’allons pas nous boucher les oreilles et fuir. Cela n’arrivera pas. Et aujourd’hui, il y a d’autres propositions. Outre le Kazakhstan et la Russie, d’autres vendeurs ont proposé du blé à l’Arménie. Nous leur avons dit : dites-nous simplement vos prix. Acheter du blé, ce n’est pas un mariage », a déclaré Pachinian avec humour.
Selon le Service fédéral de sécurité (FSB) russe, Erevan chercherait, pour des raisons politiques, à « s’émanciper » de Moscou et à « aider » Kiev en achetant du blé ukrainien à un prix plus élevé — un différentiel que l’Union européenne compenserait financièrement, selon la même source.
Le porte-parole du Kremlin, Vladimir Peskov, a pour sa part affirmé que « les déclarations du service de renseignement extérieur russe ne sont jamais infondées ».
Réagissant à ces accusations, Pachinian a rappelé :
« En 2022, au printemps, les services de renseignement russes disaient qu’il était exclu qu’il y ait une escalade à la frontière arménienne, puisque l’OTSC était présente dans la région. »
Le 6 novembre, un train transportant 1 000 tonnes de blé russe (réparties dans 15 wagons) est arrivé en Arménie, en transitant par l’Azerbaïdjan et la Géorgie.
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Le 21 octobre, lors de sa rencontre à Astana avec le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev avait annoncé que toutes les restrictions sur le transit de marchandises à destination de l’Arménie avaient été levées.
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