La Commission permanente de la défense et de la sécurité du Parlement arménien a approuvé un projet de loi du gouvernement visant à réduire la durée du service militaire obligatoire de deux ans à dix-huit mois.
Un service obligatoire lié au conflit avec l’Azerbaïdjan
Depuis l’indépendance de l’Arménie en 1991, le service militaire est obligatoire pour les hommes de 18 à 27 ans. Ce dispositif est étroitement lié à la situation géopolitique du pays, notamment au conflit armé avec l’Azerbaïdjan autour du Haut-Karabakh.
Le service s’effectue généralement dans des unités déployées sur la frontière ou dans la région frontalière du Syunik, souvent dans des conditions difficiles. Toute modification de sa durée est donc considérée comme un enjeu de sécurité nationale.
Que prévoit la réforme?
Selon le ministre de la Défense Souren Papikian, rapporteur principal du texte, la réforme s’appliquera à partir du 1er janvier 2026. Concrètement, les jeunes hommes conscrits après cette date effectueront 18 mois de service au lieu de 24.
« Dans le cadre de la conscription d’hiver 2025, le renforcement des forces armées commencera le 7 janvier 2026. Les conscrits de cette date effectueront un service d’une durée de 18 mois », a précisé Papikian.
Les soldats déjà présents en 2026 ne bénéficieront pas de la réduction
Le ministre a également souligné que ceux qui sont déjà sous les drapeaux au 1er janvier 2026 ne verront pas leur durée réduite. La mesure ne sera donc pas rétroactive.
Pourquoi cette réduction maintenant?
Selon Papikian, la diminution de la durée du service obligatoire a été rendue possible grâce au développement du service sous contrat, une forme d’engagement volontaire rémunéré. Le gouvernement cherche depuis plusieurs années à augmenter l’attractivité de ce modèle pour s’orienter progressivement vers une armée plus professionnelle, sur le modèle de plusieurs États européens.
«Cette réduction est rendue possible grâce aux efforts réalisés pour renforcer l’attractivité du service contractuel et étendre son champ», a commenté le ministre.
Une réforme jugée urgente
Compte tenu des enjeux de sécurité et du contexte régional encore instable, le gouvernement a demandé au Parlement de considérer l’adoption du projet de loi comme urgente. Les débats en séance plénière devraient donc être accélérés.
Civilnet











