Par Lia Avagyan
Ajout par Ani Paitjan
De janvier à novembre 2025, 25 mineurs sont morts dans des accidents de la route. En 2024, ils étaient 24, selon le ministère de l’Intérieur.
Ces chiffres s’inscrivent dans une situation plus large où la sécurité routière demeure un problème majeur dans le pays.
En 2024, 4 314 accidents de la route avec blessures corporelles ou issue mortelle ont été enregistrés en Arménie. 6 116 personnes ont été blessées, dont 877 mineurs, et 333 ont perdu la vie.
Entre janvier et novembre 2025, 3 840 accidents similaires ont déjà été recensés. 5 716 blessés sont à déplorer, dont 1 081 mineurs, ainsi que 232 décès.
Si l’on rapporte ces chiffres à la population, l’Arménie affiche un taux de mortalité routière d’environ 11 à 13 décès pour 100 000 habitants, un niveau nettement supérieur à celui de la plupart des pays européens où l’on se situe plutôt sous la barre des 9 pour 100 000 habitants. Autrement dit : la route reste l’un des principaux dangers du quotidien dans le pays.
Une vigilance encore insuffisante
Les autorités précisent qu’en 2024, 5 451 infractions ont été constatées pour transport d’enfants sans dispositif de retenue adapté, un chiffre qui a presque doublé en un an : 10 045 procès-verbaux entre janvier et novembre 2025.
Même tendance pour le port de la ceinture de sécurité :
- 188 453 contraventions en 2024
- 197 904 sur les onze premiers mois de 2025
Selon les experts, ce manque d’observance des règles de base — ceinture bouclée, protection adaptée pour les enfants — explique une grande partie de la gravité des blessures lors des collisions.
Un enjeu de santé publique majeur
En dix ans, plus de 3 600 personnes ont perdu la vie et près de 70 000 ont été blessées sur les routes arméniennes. Les hôpitaux font état de 2 000 à 3 000 personnes devenues handicapées à vie à la suite de ces accidents.
Au-delà du drame humain, les effets économiques pour les familles et l’État sont significatifs.
Pour les spécialistes, il est urgent de renforcer l’éducation routière, le contrôle, et l’infrastructure, afin que l’Arménie rejoigne progressivement les pays où les routes ne tuent plus massivement.
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