Le gouvernement a révisé la liste des maladies déterminant le degré d’aptitude au service militaire, dans le but d’exclure les reports injustifiés accordés sur la base de problèmes de santé mineurs. La décision correspondante a été approuvée lors de la réunion du gouvernement du 25 décembre.
Le projet repose sur le principe selon lequel les affections pathologiques ne présentant pas de manifestations cliniques, n’entraînant pas de troubles fonctionnels et ne nécessitant pas d’intervention médicale ne doivent pas constituer un obstacle à l’accomplissement du service militaire. Cette approche s’appuie sur les pratiques internationales avancées, notamment les critères appliqués au sein des forces armées des pays membres de l’OTAN, d’Israël et de l’Autriche, ainsi que sur les recommandations d’associations professionnelles internationales.
À la suite de ces changements, une augmentation significative du nombre de conscrits est prévue dans plusieurs catégories.
En particulier, les formes bénignes d’hypothyroïdie, les anomalies mineures du développement cardiaque découvertes lors d’examens fortuits, ainsi que les hémangiomes non agressifs de la colonne vertébrale et certains facteurs héréditaires du sang — notamment les formes hétérozygotes de la thalassémie — ne constitueront plus des motifs d’exemption ou de report du service.
Dans ces cas, un service militaire avec restrictions ou sous régime spécial est prévu, ces affections ne nécessitant pas de traitement et n’altérant pas les fonctions vitales de l’organisme.
Le projet adopte en revanche une approche plus stricte à l’égard des pathologies à haut risque. Pour la première fois, la liste inclut explicitement les angiomes veineux du cerveau et de la moelle épinière, ainsi que les kystes cérébraux de grande taille, lesquels sont considérés comme dangereux même en l’absence de symptômes cliniques, en raison des risques de compression des tissus cérébraux ou d’altérations structurelles.
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