Logé dans un petit écrin de verdure, on trouve le village d’Acharkut. Située dans le Tavush, a environ 16 km de la ville d’Idjevan, la petite bourgade est lovée dans le silence. Dans la petite école vétuste du village, une douzaine d'élèves assistent aux cours. La langue étrangère enseignée depuis l’Union sovietique est le français. Mais au sortir de leurs études, aucun des élèves n’est capable de parler la langue. Dans le village, Eduard a aussi étudié le français. “Je t’aime”, “assieds-toi” et “lève-toi” sont les derniers vestiges du français dans sa mémoire. Mais d’autres problèmes le préoccupent, comme le manque d’emploi et la peur d’une invasion azerbaïdjanaise.

L’Arménie dans l’objectif d’Armineh Johannes: photographier un pays entre guerre et quotidien

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