L’OTSC doit faire preuve de beaucoup de prudence dans ses relations avec l’Arménie, estime Loukachenko

L’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) doit se montrer particulièrement prudente et délicate dans ses relations avec l’Arménie. C’est ce qu’a déclaré le président biélorusse Alexandre Loukachenko lors d’une rencontre avec le secrétaire général de l’OTSC, Taalatbek Masadykov, le 6 avril, selon l’agence BELTA.
«Nous devons être plus subtils et prudents dans nos relations avec l’Arménie. Vous savez, l’Arménie, semble-t-il, ne soutient pas vraiment le travail au sein de l’OTSC, mais elle reste membre », a déclaré le dirigeant biélorusse.
Loukachenko a souligné que, bien que l’OTSC ait enregistré certains succès, elle fait également face à des problèmes. Parmi les questions nécessitant une attention particulière, il a notamment évoqué les relations avec l’Arménie.
«Nous devons faire preuve de beaucoup de délicatesse. L’Arménie se trouve dans une situation difficile à cet égard, en particulier en période électorale. C’est une situation très complexe. Par conséquent, nous devons être très prudents dans nos relations avec elle», a-t-il ajouté.
Dans ce contexte, Alexandre Loukachenko a jugé important d’organiser des rencontres entre le secrétaire général de l’OTSC et les dirigeants arméniens.
«Surtout maintenant, dans cette période électorale tendue, lorsque les autorités arméniennes pourront parler franchement et ouvertement de la situation, y compris de leurs relations avec l’OTSC», a précisé le président biélorusse.
Les relations entre l’Arménie et l’OTSC se sont fortement détériorées en septembre 2022, après l’incursion illégale des forces armées azerbaïdjanaises sur le territoire souverain de l’Arménie, à laquelle l’organisation n’a pas apporté de soutien militaire ni politique à son État membre.
Malgré les demandes répétées d’Erevan, l’OTSC n’a toujours pas condamné cette attaque contre l’un de ses membres ni reconnu que l’Azerbaïdjan a occupé des territoires arméniens. En réponse, l’Arménie a cessé de verser ses contributions financières à l’organisation et a suspendu sa participation à ses activités, réunions et exercices militaires.










