La Russie et l’Arménie continuent d’entretenir des relations d’alliance étroites, mais celles-ci demeurent complexes dans un contexte marqué par les tentatives de l’Occident de renforcer son influence sur l’Arménie et de soumettre le pays à ses propres intérêts. C’est ce qu’a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Selon le chef de la diplomatie russe, bien que Moscou respecte tout choix de ses partenaires, Erevan doit clairement comprendre qu’il est impossible de maintenir les engagements pris dans le cadre de l’Union économique eurasiatique (UEEA) si l’Arménie choisit la voie de l’adhésion à l’Union européenne.
« Nous respecterons tout choix de nos amis arméniens, mais il faut comprendre que les obligations dans le cadre de l’UEEA ne peuvent être maintenues si l’Arménie, comme cela a été annoncé, choisit de rejoindre l’UE », a indiqué le ministre.
Lavrov a souligné qu’en raison de régimes commerciaux différents et d’autres arrangements mutuellement exclusifs, une participation simultanée aux deux structures est tout simplement impossible d’un point de vue économique.
Cette position confirme les mises en garde formulées précédemment par le président russe Vladimir Poutine, selon lesquelles l’Arménie doit trancher définitivement la question de son orientation en politique étrangère. Le 9 mai, répondant aux questions des journalistes, le président russe avait déclaré que l’Arménie devait décider de rester dans l’UEEA ou de demander un « divorce civilisé » et se tourner vers l’Union européenne.
Réagissant aux propos de Poutine, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a affirmé le 11 mai qu’il n’existait pas de nécessité objective de quitter l’UEEA. Selon lui, les autorités arméniennes respectent leurs partenaires au sein de l’UEEA ainsi que la participation du pays à cette organisation. Il a souligné que l’Arménie mène une politique étrangère équilibrée, fondée notamment sur le respect et la reconnaissance des intérêts mutuels.












