Depuis la guerre de 2020 et la prise de contrôle du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan en 2023, le sort des prisonniers arméniens détenus à Bakou reste une question particulièrement sensible.
Alors que l’Arménie et l’Azerbaïdjan avancent vers une normalisation de leurs relations, plusieurs Arméniens sont toujours détenus en Azerbaïdjan, tandis que des familles attendent encore des nouvelles de leurs proches disparus.
Mais il existe une autre réalité, dont on parle beaucoup moins : celle des anciens prisonniers revenus en Arménie. Après leur libération, beaucoup doivent faire face à des traumatismes psychologiques, à des difficultés financières et à une réinsertion sociale parfois compliquée. La question de leur accompagnement, de leurs conditions de vie et des compensations accordées par l’État arménien se pose avec une acuité particulière.
Comment obtenir la libération des prisonniers encore détenus à Bakou ? Et comment garantir une vie digne à ceux qui ont déjà retrouvé leur liberté ?
Pour en parler, CivilNet a reçu Hilda Tchoboian, militante des droits humains et de la cause arménienne et initiatrice de LIBERTAS, un collectif créé en 2022 qui œuvre à la fois pour la libération des prisonniers arméniens détenus en Azerbaïdjan et pour l’accompagnement des anciens détenus, notamment dans leur réinsertion sociale et la défense de leurs droits.
Ani Paitjan




