“AraratCement” confiée à la gestion de l'État arménien, un administrateur sera nommé, annonce Papoyan

Par Lia Avagyan
AraratCement va être nationalisé et sera donc sous la gestion du gouvernement.
À la suite d'une décision de la Cour anticorruption, la société AraratCement a été placée sous la gestion de la République d'Arménie, représentée par le ministère de l'Économie. Sur Facebook, le ministre de l'Économie, Gevorg Papoyan, a précisé qu'un administrateur de l'entreprise sera nommé conformément à la procédure en vigueur au cours du mois de juillet.
“D'ici là, j'appelle tous les employés de l'entreprise à accomplir leur travail avec conscience et responsabilité, afin d'éviter que ne surviennent ultérieurement des motifs de licenciement ou des poursuites administratives et pénales prévus par la loi”, a-t-il écrit.
Selon Papoyan, tous les salariés compétents, qui exercent leurs fonctions avec sérieux et professionnalisme, conserveront leur emploi.
Le 16 juillet, le Bureau du procureur général avait annoncé que la Cour anticorruption avait fait droit à la requête du parquet et confié à la République d'Arménie la gestion et la conservation des actions d'AraratCement dans le cadre de la procédure de confiscation de biens présumés d'origine illicite.
D'après le parquet, l'action en confiscation avait été déposée dès le 9 octobre 2023 contre Gagik Tsarukyan, président du parti Arménie prospère (BHK), ainsi que contre des personnes qui lui sont liées. Le parquet demande notamment la confiscation des actions d'AraratCement, ainsi que de dizaines de biens immobiliers, de véhicules, de participations dans diverses sociétés et de plus de 105,8 milliards de drams (236,7 millions d'euros) en liquidités et autres actifs.
Les développements concernant AraratCement interviennent dans le contexte de la procédure pénale engagée contre Gagik Tsarukyan. Arrêté le 6 juillet, il a ensuite été placé en détention provisoire pour deux mois. Il est accusé d'avoir organisé une fraude à très grande échelle et une opération de blanchiment d'argent. Son équipe de défense dénonce des poursuites à motivation politique.
Le parti Arménie prospère (BHK) de Tsarukyan avait participé aux élections législatives du 7 juin et avait frôlé le seuil des 4% nécessaire pour entrer au Parlement. Après l'invalidation des résultats dans plusieurs bureaux de vote par la Commission électorale centrale, le parti est finalement resté en dehors de l'Assemblée nationale.
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