L’Arménie vote: les premières élections ordinaires depuis 2018

L’Arménie élit un nouveau Parlement ce 7 juin. Il s’agit des premières élections législatives ordinaires depuis la révolution de 2018. Les scrutins organisés en décembre 2018 et en juin 2021 étaient des élections anticipées. Le premier, tenu après la révolution, avait permis à la formation du Premier ministre Nikol Pachinian d’obtenir près de 70 % des voix. Le second, organisé après la guerre de 2020, s’était soldé par une nouvelle victoire de Pachinian avec 54% des suffrages.
Selon les sondages, une forte participation électorale est attendue.
Pour les élections législatives de 2026, 16 partis politiques et deux alliances électorales sont en lice. D’après plusieurs enquêtes d’opinion, le parti au pouvoir, “Contrat civil” de Nikol Pachinian, arrive en tête des intentions de vote. Il est suivi par l’alliance “Arménie forte” du milliardaire Samvel Karapetian et par l’alliance « Arménie » de l’ancien président Robert Kotcharian.
Pour entrer au Parlement, les partis doivent obtenir au moins 4 % des voix, tandis que les alliances doivent franchir le seuil de 8 %.
Les sondages réalisés par l’Institut républicain international (IRI) et le Centre de ressources de recherche du Caucase – Arménie (CRRC-Armenia) montrent que la proportion de citoyens déclarant vouloir participer au vote est particulièrement élevée, dépassant les 90 %.
Lors des élections législatives de 2021, le taux de participation s’était établi à 49,4 %, contre 48,6 % en 2018.
Lors du précédent scrutin, marqué par une faible participation, seuls deux blocs politiques avaient obtenu suffisamment de voix pour entrer directement au Parlement : le parti au pouvoir ‘Contrat civi” (53,91 %) et l’alliance “Arménie” (21,09 %). L’alliance “J’ai l’honneur”, menée par le troisième président Serge Sarkissian et l’ancien directeur du Service de sécurité nationale Arthur Vanetsian, avait obtenu 5,22 % des voix et n’avait intégré le Parlement qu’en vertu des dispositions légales garantissant une représentation minimale de l’opposition.











