Accueil Flux

Kocharyan, Sargsyan, Tsarukyan et Karapetyan doivent «répondre de la même manière», affirme Pashinyan

Kocharyan, Sargsyan, Tsarukyan et Karapetyan doivent «répondre de la même manière», affirme Pashinyan

Par Ani Paitjan

Le Premier ministre Nikol Pashinyan a vivement mis en cause quatre figures politiques et économiques arméniennes, jeudi 27 août, estimant que Robert Kocharyan, Serge Sargsyan, Gagik Tsarukyan et Samvel Karapetyan devaient tous « répondre de la même manière » devant la justice.

« Robert Kocharyan, Serge Sargsyan, Gagik Tsarukyan et Samvel Karapetyan sont les chefs de la même mafia et ils doivent répondre de la même manière. Ce qui doit arriver à Robert Kocharyan et à Gagik Tsarukyan doit également arriver à Samvel Karapetyan et à Serge Sargsyan », a déclaré Nikol Pashinyan lors d’un point presse au gouvernement.

Ces déclarations interviennent alors que plusieurs de ces personnalités ont récemment été visées par des procédures judiciaires, dans un climat de fortes tensions entre le pouvoir et l’opposition.

Pashinyan s’interroge sur plusieurs décisions judiciaires

Le Premier ministre a également critiqué certaines décisions de justice, s’interrogeant sur les différences de traitement entre plusieurs affaires.

Il a notamment demandé comment certaines personnes pouvaient être condamnées à de lourdes peines tandis que Gagik Tsarukyan et Serge Sargsyan étaient acquittés. Il a également évoqué le cas de Gagik Khachatryan, ancien président du Comité des recettes de l’État puis ministre des Finances entre 2014 et 2016, poursuivi dans plusieurs affaires de corruption et d’abus de pouvoir.

Nikol Pashinyan s’est demandé pourquoi le procès de l’ancien haut responsable avait duré jusqu’à ce que celui-ci atteigne l’âge de la retraite.

Menace de « licenciements massifs » dans les forces de l’ordre

Une autre partie de la conférence de presse a porté sur de possibles fuites d’informations au sein des forces de l’ordre.

Nikol Pashinyan faisait référence à l’intervention du Service de sécurité nationale (SSN) au domicile de l’ancien président Robert Kocharyan, le 25 août. À leur arrivée, les agents avaient été accueillis par les petits-enfants de l’ancien chef de l’État avec une pancarte portant l’inscription « Bienvenue au SSN ».

Pour le Premier ministre, cette scène laisse supposer que la famille Kocharyan avait été informée à l’avance de l’intervention. Il a exigé que l’origine d'une éventuelle fuite soit identifiée et a menacé de procéder à des licenciements si les responsables n'étaient pas retrouvés.

« J’ai besoin de noms et de preuves. Si je n’obtiens ni ces noms ni ces preuves, je le dis clairement : il y aura des licenciements massifs dans les secteurs des forces de l’ordre qui relèvent de mon pouvoir de décision. Je menace, oui, je menace très sérieusement. Très sérieusement. Non, je ne plaisante pas », a déclaré Nikol Pashinyan.

Plusieurs figures de l’opposition récemment visées par la justice

Les déclarations du Premier ministre interviennent après une succession de procédures visant des personnalités politiques et économiques désormais opposées au gouvernement.

Pendant la campagne électorale, en mai, Nikol Pashinyan avait publiquement menacé Gagik Tsarukyan de confiscation de ses biens. Le 6 juillet, les forces de l’ordre avaient perquisitionné la résidence du dirigeant du parti Arménie prospère ainsi que plusieurs entreprises lui appartenant. Gagik Tsarukyan avait ensuite été placé en détention.

Samvel Karapetyan, milliardaire russo-arménien et fondateur du groupe Tashir, avait pour sa part été arrêté en juin 2025, au plus fort des tensions entre le gouvernement et l’Église apostolique arménienne. Peu avant son arrestation, il avait publiquement pris la défense de l’Église et déclaré que, si les responsables politiques échouaient à la protéger, « nous interviendrions à notre manière ».

L’homme d’affaires avait ensuite été accusé d’appels publics à la prise du pouvoir et au renversement de l’ordre constitutionnel, accusations qu’il rejette. D’autres chefs d’accusation, notamment pour blanchiment d’argent, ont par la suite été ajoutés à son dossier. Après plusieurs mois en détention, il a été placé en résidence surveillée en janvier 2026.

Plus récemment, les tensions se sont concentrées autour de la famille de Robert Kocharyan. Le 24 août, lors d'un échange particulièrement vif à l’Assemblée nationale avec Levon Kocharyan, fils de l’ancien président et député d’opposition, Nikol Pashinyan avait publiquement mis en doute l’origine de la fortune familiale.

Le Premier ministre avait alors affirmé que les biens de la famille Kocharyan devaient être « restitués » à l’État.

Dès le lendemain, les forces de l’ordre avaient mené des perquisitions et conduit Robert Kocharyan ainsi que son fils aîné, Sedrak Kocharyan, au Comité anticorruption. Tous deux ont depuis été placés en détention provisoire.

Suivez-nous sur Telegram Telegram

Lire la suite

Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez en premier nos résumés hebdomadaires.

En vous abonnant, vous acceptez notre Politique de confidentialité .

CivilNet interdit l'utilisation de ses articles et photos sans attribution appropriée, ainsi que le téléchargement et la republication sur d'autres plateformes de ses contenus et vidéos portant sa marque. Toute utilisation partielle des vidéos CivilNet nécessite l'accord préalable de CivilNet.

315 Arden Ave, bureau 30, Glendale, Californie 91203

+1(818)749-450 [email protected]

1 avenue du Nord, bureau 30, Erevan 0010, Arménie

+374(10)500-119

CIVILNET © 2011-2026. Tous droits réservés.

Développé par MATEMAT