Nées dans l’ombre des deux plus grandes tragédies du XXᵉ siècle — le génocide des Arméniens et la Shoah —, les Conventions pour la prévention et la répression du crime de génocide avaient une ambition claire : empêcher la répétition de massacres de masse et garantir que les criminels de guerre ne puissent plus agir dans l’impunité.
Plus de soixante-dix ans plus tard, leur pouvoir dissuasif est-il toujours réel ?
Après l’exil forcé de plus de 100 000 Arméniens de l’Artsakh, conséquence directe de l’invasion azerbaïdjanaise, beaucoup d’Arméniens ont eu l’impression de revivre, en écho, la tragédie de leurs ancêtres de 1915.
Pour en discuter, CivilNet a invité Yves Ternon. Chirurgien de formation, historien français de renom, il est l’un des pionniers des études sur les crimes de masse et les génocides. Son regard, forgé par des décennies de recherche, offre une lecture lucide et sans complaisance de la situation actuelle.
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